Re: 4ieme brassin : Clone Triple Karmeliet
Posted: 04 Mar 2017, 15:39
aujourd'hui, j'ai mal à la tête. :eusa-whistle:
Bah, vous m'aidez franchement pas les gars.
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http://www.belgianhomebrewersassociation.be/forum/
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L'article sur le LTP1 est : "Transformations biochimiques et structurales de la protéine de transfert de lipides de l'orge (LTP1) au cours des procédés de maltage et de brassage" qui stipule que le LTP1 extrait de l'orge, mais qui ne subit pas de brassage et d'ébulition n'est pas une molécule moussante.Jean-Christophe wrote:Salut,
Loin de moi l’idée de dire que l’amidon n’a pas une certaine viscosité. D’ailleurs si tu relis mon message correctement tu remarqueras que je ne l’ai jamais écrit. Dans la discussion tu pointais le problème de viscosité lié à l’avoine cru et mon point sur l’amidon était de dire qu’étant présent dans les deux à des niveaux comparables, la différence de viscosité entre l’orge malté et l’avoine cru doit venir d’autre chose. Cet autre chose est très probablement les beta-glucans. Il est vrai que l’amidon est les glucans sont tous les deux des polysaccharides (et j’aurais dû préciser mon raccourci qu’était l’emploi du mot sucre pour l’amidon). Par contre ce lien beta rend les propriétés des molécules très différentes comme tu le verras ci-dessous, notamment en terme de viscosité.
Pour en revenir à pourquoi je suppose que la viscosité spécifique de l’avoine vient des glucans : 1) l’avoine a un très haut taux de protéines (mentionné comme étant le plus haut à travers les céréales mais je t’avoue je pas avoir vérifié cette information) et bien qu’intuitivement ça pourrait lourdement participer à la viscosité qu’il amène, l’hydrolyses des protéines d’avoine par des protéases n’affecte que très peu la viscosité (voir Effects of enzyme treatment and processing on pasting and thermal properties of oats, Zhou et al.). Pareil dans un autre article où, je cite: « The hydrolysis of protein by proteinase K resulted in oat slurries with the least viscosity reduction among all enzyme-treated oat slurries”. Ces auteurs ont également utilisé des traitements à l’α-amylase qui réduit effectivement la viscosité à travers la dégradation de l’amidon. Jusqu’ici on est d’accord, l’amidon participe effectivement à la viscosité mais étant présent également dans l’orge, il n’explique pas le problème de viscosité plus importante dans l’avoine. Les auteurs utilisent ensuite un traitement à la lichenase pour dégrader plus spécifique les glucans et concluent en disant « the β-glucan likely contributed more per unit weight to viscosity than did starch. ». Donc difficile de dire que les β-glucans ne sont pas un facteur majeur de la viscosité dans l’avoine cru qui explique qu’il soit visqueux que l’orge malté vu que le processus de maltage réduit significativement la quantité de glucans comme tu le verras sur l’illustration suivante, tirée de « Assessment of enzymatic endosperm modification of malting barley using individual grain analysis » de Roberta et al.
http://imgur.com/a/dwFJI
Donc en conclusion, les glucans amènent plus de viscosité par unité de poids que l’amidon et les glucans sont très largement réduit durant le processus de maltage. Difficile donc d’en arriver à ta conclusion qui est que le problème de viscosité sur les grains crus provient de l’amidon puisque celui-ci est également bien présent dans le malt d’orge.
Et pour conclure, à vrai dire je ne parle du palier beta glucanase que parce que tu sembles tenir à faire des paliers supplémentaires et que comme je l’ai montré ci-dessus, le palier protéique serait de peu d’utilité puisque comme montré dans l’étude, la protéolyse ne diminue que très peu la viscosité de l’avoine. Les mêmes auteurs par contre montrent que les glucans participent de manière majeure à la viscosité, ce qui m’a amené à suggérer un palier beta glucanase, si tu souhaites absolument faire un palier en plus. Je juge personnellement qu’aucun des deux ne soit nécessaire et je le dis d’ailleurs déjà dans le message précédent.
Pour ce qui est de la partie sur le palier protéique, tu parles de la C-Hordéine. Celle-ci n’existe pas dans l’avoine et est même utilisée pour détecter les contaminations provenant de l’orge dans les lots d’avoine (voir par exemple Hernando et al. EJGH, 2008).
Pour ta remarque sur le palier protéique nécessaire à la libération de LTP1, j’ai eu beau vérifier dans le doute je ne trouve rien qui appuie tes dires. Au contraire, LTP1 tout comme Z sont des albumines, ce qui comme tu le sais sans doute signifie qu’elles sont facilement solubles dans l’eau. LTP1 contient une partie hydrophobe mais dont il ne faut pas se débarrasser puisqu’elle lui confère ses propriétés tensioactives qui participent à la formation de la mousse. Par contre j’avoue qu’après relecture il semblerait que LTP1 autant que Z soient peu sensibles aux protéases donc ça importe peu sur le fond (voir par exemple Leisegang et al. Journal of the Institute of Brewing, 2005).
Sinon, tu peux trouver un autre argument qui va à l’encontre de ton affirmation disant qu’il faut un palier protéique pour libérer correctement LTP1 dans un article de Jégou et al. (J. Agric Food Chem, 2000) où ils décrivent l’extraction de LTP1 : « Purification of Barley and Beer LTP1. Soluble proteins were extracted from 1.5 kg of whole barley flour (Hordeum vulgare, cv. Plaisant) by gentle stirring with 4 L of distilled water for 4h at room temperature.”
Donc en somme en remuant dans de l’eau à température ambiante tu peux extraire LTP1. On est loin d’avoir besoin d’un palier protéique, il me semble.
Je n’ai pas non plus parlé du pouvoir sucrant.
Bien à toi
